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d’I-TPE

Les Etats Généraux de l’alimentation ; Macron contre la gronde des industriels

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Emmanuel Macron s’est exprimé, hier lors de sa visite à Rungis, en souhaitant une profonde évolution du fonctionnement du monde agricole. 

Le retour des Etats généraux de l'alimentation dénote qu’à part Michel-Edouard Leclerc, tout le monde est quasi d’accord pour sortir de la spirale de la baisse des prix. Sans compter que le consommateur se sent perdu, coincé entre les distributeurs, les industriels à coups de pubs plus alléchantes, les unes que les autres ; ils sont une grande majorité à vouloir que chaque agriculteur vive de son travail.

C'est un changement radical qu’il faut appliquer. Pour le gouvernement, cela consiste à relever le seuil de revente à perte (en dessous duquel le distributeur n'a pas le droit de vendre) et à renverser la construction des prix. Le dispositif consisterait donc à inclure dans le prix d'achat net-net, outre la logistique, les frais de mise en marché, soit environ 15% du prix d'achat.

Emmanuel Macron, qui voit dans l'alimentation « un enjeu prioritaire pour la France » explique : « les agriculteurs doivent pouvoir vivre de leur travail », a répété le président en plusieurs occasions, et cela doit passer par une réorganisation des filières. 

Les agriculteurs devraient raisonner en organisations économiques, grouper leur offre afin de peser dans les discussions avec leurs clients industriels et distributeurs, et pourquoi pas, imposer les prix de contrat. D’après l’Elysée, « ils doivent se professionnaliser et avoir accès à des indicateurs de marché ». Certaines productions fonctionnent déjà en partie selon ce modèle, mais pas toutes. 

Les interprofessions et filières agricoles devront donc, avant toute décision ferme du président, proposer une véritable stratégie. Les coopératives agricoles devront être plus transparentes et mieux redistribuer leurs propres marges à leurs sociétaires agriculteurs.

C’était sans compter sur la fronde industrielle menée par Michel-Edouard Leclerc, qui n’a pas tardé à s’opposer fermement aux propositions émises par l’Elysée. Ce dernier s’étonne que l'on puisse imaginer que « augmenter le prix du dentifrice ou du savon permette d'améliorer le revenu des paysans français ».

Si le fond est discutable, la forme, une fois expliquée, si elle s’avère juste, est discutable. En effet, Michel-Edouard Leclerc rétorque, dans les Echos, que laisser aux fournisseurs, et notamment aux grands industriels, le droit de fixer le prix minimum de leurs produits - alors qu'ils ne sont pas transparents sur les tarifs qu'eux-mêmes acquittent auprès des producteurs, bénéficiera d'abord aux Nestlé, Danone et autres. Michel-Edouard Leclerc indique comme alternative qu’il serait « prêt en revanche à alimenter par une taxe un fonds d'aide directe aux agriculteurs ».

La partie est loin d’être gagnée.

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